Semaine du 6 juin
08/06/2005
Lundi 6. Hier soir, retour de la maison près du cerisier. J’ai eu beau travailler sur mon portable à la campagne, il me reste encore beaucoup à faire. Je me suis installé devant le clavier sitôt les petits couchés et j’ai travaillé jusqu’à 3 heures du matin. Ce matin, dring ! Le réveil me rappelle que je n’ai pas fini, et je recommence dès 6 heures. Dès que le premier dossier est fini, j’embraye sur un autre boulot, du rewriting pour la revue professionnelle du tonton. Bon bin voilà, j’arrête pas et je me recouche encore très tard. De passage dans la salle de bains, je trouve que ma tronche est moins moche que d’habitude. Tu parles, Charles ! C’est juste que j’ai l’air d’un cadavre mal reposé.
Mardi 7. Reportage au bout du monde connu avec l’ami T. On couvre un sujet qui concerne la Marine nationale. Cette andouille me présente à tout le monde en disant : « Nonal, rédacteur et objecteur de conscience. » Sourires crispés de nos interlocuteurs. « Il en faut ! », dit quelqu’un en rigolant… J’ose pas interpeller les gens : je ne connais rien à ces putains de grades, je vais quand même pas dire « euh… Monsieur… ». Je finirai par apprendre que la jeune femme sympa qui nous drive est « enseigne de vaisseau » — je savais même pas que ça existait — et que le type qui répond aimablement à mes questions est « quartier-maître-chef » — itou. Finalement, je trouve que c’est plus simple de le tutoyer et de l’appeler par son prénom.
De retour à la maison, je cours dans tous les sens : j’ai encore plein de boulot et E. doit passer pour préparer le festival. Pas de bol, pendant que je vais chercher les minus chez la nourrice, Nonale la Chacale part à une réunion en embarquant à nouveau mes clés. Je me retrouve à la rue avec ma progéniture, alors que le téléphone s’énerve dans le bureau. Finalement, j’arrive à faire le mur pour entrer dans le jardin, mais peine perdue : la porte de la cuisine est fermée aussi… Pff… Résultat, quand Nonale arrive, les minuscules sont pleins de terre et j’ai encore pris deux heures de retard. Encore une journée qui se finit très tard, avec des yeux de zombie pas frais devant mon écran blême…